Résumé : Ce premier tome, le Testament du fou, donne une idée de la qualité du projet. Non seulement son scénario apparaît sans faille, mais le graphisme est lui-même parfaitement adapté aux différentes époques où nous emmène l’intrigue. Et pour cause : à chaque période (christique, médiévale, contemporaine, etc.) correspond un dessinateur qui, avec sa patte caractéristique, imprime sa marque particulière à l’histoire. De ce fait, les va-et-vient historiques sont signalés par des sauts graphiques qui permettent au lecteur de se repérer plus facilement dans une histoire qui ira inévitablement en se compliquant. Et surtout, cette multitude de styles ne se fait pas au détriment de la cohérence de l’ensemble, puisqu’un même coloriste assure l’unité des planches. Et, de fait, cette unité se montre aussi dans le réalisme exigeant que chaque dessinateur a su restituer. L’album se lit d’un trait, aussi passionnant dans les méandres d’une intrigue parfaitement menée que dans des voyages temporels qui ne cessent de surprendre